Nicole d'AGAGGIO - ARTISTE PEINTRE
HUILES-PASTELS- MOSAÏQUES- TAPISSERIES-SCULPTURES
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Professeur René HUYGHE
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L’éminent historien de l’Art, Professeur au Collège de France, le Professeur René HUYGHE de l’Académie Française, a souvent évoqué en ces termes, l’œuvre de ce peintre lors de ses cours si recherchés au Collège de France :
«Même épée qui transperce les profondeurs, même flamme qui brûle la matière du monde… » comme il l’écrit également dans l’un de ses remarquables ouvrages d’art parus aux éditions Flammarion :« Les signes du temps et l'art moderne ».
 
 
 
 
Le Grand Boum !
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Christian LANGLOIS
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***L’architecte Christian Langlois, Membre de l’Institut de France, devait assez bien résumer l’oeuvre de ce peintre en quelques lignes :
« Nicole d’Agaggio est l’artiste des franges, de la frange entre le réel et l’imaginaire, entre la veille et le rêve, entre la forme et l’abstraction. Cela est sa réussite incontestable ».
Mosaïques
 
 
 
 
 
 
 
Drapés polychrome
 
Pastel
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Technique mixte
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Illustrations d'ouvrages
Oeuvre musicale
Musique originale de Claude-Samuel LEVINE
composée pour l’Oeuvre du peintre Nicole d’Agaggio
Impalpable Mystère
BIBLIOGRAPHIE : Faisons connaissance avec l'Artiste !
LES PEINTURES A L'HUILE DE D’AGAGGIO

L’œuvre peinte de cette artiste femme s’est surtout ordonnée autour de trois axes.
L'un pénètre un domaine cosmique jalonné de visions poétiques.
Car, en effet, une série de peintures de Nicole d’Agaggio furent inspirée par de nombreux Poèmes de Pablo Neruda que l’artiste connut lorsque ce dernier était en poste d’Ambassadeur du Chili à Paris.

D’autres écrivains français et étrangers, se sont penchés sur l’œuvre de cette artiste, notamment, Armand Lanoux de l’Académie Goncourt qui évoquait, quant à lui, la démarche de l’artiste, en décrivant l’artiste en ces termes :
«Elle plonge dans ses mers intérieures d’où elle rapporte, encore ruisselante d’algues, les amphores de ses poèmes peints… »

Le second axe traverse le champ de la philosophie puisque Nicole d’Agaggio a peint de remarquables triptyques en s’inspirant de thèmes bouddhiques après de nombreux voyages au Japon, où, encore aujourd’hui, elle est considérée au pays du Soleil Levant comme « trésor vivant » par de nombreux Japonais.
De ce fait, elle fut reçue par de grands Chefs religieux japonais bouddhistes.

Le troisième axe sillonne un domaine particulièrement original.
Vers 1975, l’artiste s’est mise à l’écoute des hommes de science. S’inspirant des théories scientifiques les plus abstraites de son temps, elle a réalisé de grandes toiles monumentales qui établissent un pont entre la science et l’art.
L’une de ces œuvres monumentales évoque les « trois principes de la mécanique quantique », une autre s’inspire des recherches les plus récentes sur les phénomènes chimiques, qui, dans notre cerveau, accompagne les sentiments amoureux. «La chimie de l’amour» ou encore cette grande toile de 7 m x 2,50 m "Métamorphosis".
D’autres œuvres maitresses mériteraient également d’être présentées et analysées. Certaines, réalisées à la demande des éditions Hachette, ont illustré un ouvrage qui fut un best seller, réédité à quatre reprises pour tous les élèves de classe terminale en France. Il permit de donner aux élèves une notion de l’infiniment grand comme de l’infiniment petit, par la forme et les couleurs que seule une artiste tournée elle-même vers l’invisible et l’infini pouvait transmettre à de jeunes générations.


Citons quelques unes de ces œuvres si expressives réalisées en 1980 :
« Accouplement moléculaire»,
« Le grand Boom»,
« Molécules support de la pensée»,
« Le second principe de la thermodynamique»,
« Origine de la vie»,
« La machinerie cellulaire »,
« Spirale cosmique »,
« Les premières molécules vivantes »
« Le message génétique »,
« L’étrange univers des neurones »
« Molécules, support de la pensée »

Parfois, les créations poétiques de l’artiste peuvent contribuer à apporter seulement une note purement décorative. "Une façon de me reposer !" dit l’artiste).

A titre d’exemple :
«Le Bal à Venise»,
«Chaine d’amour»,
«Météore insolite»,
«Vision apocalyptique»,
«La nuit appelle l’Aurore »
«Éclosion printanière »

***

SES TAPISSERIES

Certaines peintures de cette artiste ont servi de point de départ au tissage de tapisseries, certaines dans la technique ancienne d’Aubusson.
A titre d’exemple : « Soleil de Minuit à Kiruana », « L’Oiseau de feu », …
Toujours à la recherche de matériaux nouveaux, l’artiste a également créé elle-même une série de tapisseries qu’elle appela : « Précieuses», à partir des éléments symboliques attachés aux douze signes du Zodiaque (couleurs, signes, matériaux divers…). Ces tapisseries précieuses furent présentées dans des émissions de télévision en présence de l’Artiste pour une fois sortie pour cette occasion de sa retraite habituelle.

SES MOSAÏQUES

Tout comme Picasso, qu’elle rencontra parfois à Vallauris, le peintre d’Agaggio se passionna donc pour d’autres matériaux que la peinture. Mais jamais pour la céramique qu’affectionnait en particulier Picasso. En revanche la mosaïque la passionna durant quelques années.
Plus particulièrement la technique de Ravenne retint un temps son attention qu’elle adapta sans tabou à un style abstrait. Ce qui n’avait jamais été réalisé jusque là même parmi les plus fameux mosaïstes contemporains…
Ainsi, à partir de sa vision picturale, d’Agaggio se servit de pierres, de pâtes de verre colorées, de cinq pâtes de verre d’ors différents, de grès, de marbres, pour réaliser des mosaïques bien plus inattendues que celles qu’on avait l’habitude de réaliser jusque là.
Pour la première fois également dans l’histoire de la mosaïque, grâce à l’audace de cette artiste, les mosaïques furent réalisées avec des relief parfaitement maitrisés par l’artiste.

Citons quelques unes de ses mosaïques :
« Ode à l’Amour », inspirée d’un poème de Pablo Neruda,
« Mexicana »,
« La cité disparue »,
« Rêve Mexicain »,
« Oiseaux de France », 
« L’oiseau supersonique »,
« Au sein de la grande Stradsparkasse de Dortmund » en Allemagne,
« Jardin végétal »
… ( évoquant parfois des souvenirs de voyages )

Ayant participé à plusieurs concours de l’Etat Français dans le cadre du Ministère
Français de la Culture , elle obtint des Commandes de l’Etat concernant la réalisation de mosaïques monumentales.

Citons quelques unes des réalisations de l’artiste :
«Galactica»
pour un Lycée de Chabreuil,
«Forêt de la Drôme»
pour le Lycée de Montelimar,
«Forêt Noire»
en Allemagne… Ces dernières étant en relief.
Ainsi, au-delà de simples mosaïques, l’artiste imagina des mosaïques –sculptures.
Avec une réalité saisissante, celles-ci évoquent des écorces d’arbres pétrifiées, figées dans la pierre pour l’éternité.

SES DRAPES POLYCHROMES

Toujours à la recherche de territoires inconnus, l’artiste éprise plus que jamais de liberté, ne pouvait se contenter d’explorer la pierre ou la laine…
Un autre matériau issu de la technologie, l’inspira un temps.
Durant une des périodes les plus sombres de sa vie, où après avoir elle-même frôlé la mort, elle dut faire face durant une dizaine d’années à une grande solitude, à une terrible maladie qui devait terrasser son époux, intellectuel distingué, éminent Avocat, passionné par la création artistique. Elève de Gaston Berger, il avait rédigé à sa demande les premiers tests de caractériologie.

Un jour, intriguée par une masse de déchets qui scintillait au soleil, elle fit le pari de redonner une seconde vie à ces matériaux sans valeur.
Elle baptisa ses nouvelles œuvres : « Drapés polychromes».
On constate dans ses œuvres torturées, étranges et éphémères, toujours les mêmes dégradés de couleurs qui font l’originalité de l’artiste. Mais on y voit aussi des reliefs, froids, implacables, qui se croisent, s’entrecroisent comme des chemins qui se perdent et se retrouvent, exprimant peut-être des incertitudes.
Les œuvres de cette période de l’artiste, prirent des tonalités sourdes. 

A titre d’exemple :
« Les parois de la déraison «
« les chemins de la solitude »
« Les griffes du temps »
« Ciel d’orage »
« Les braise du temps »
« Les chemins de la pensée »
« Tempête nocturne »
« Les sillons du destin »
« Dans l’abime du temps »
« Regard du destin »,
« L’oiseau couleur du soir »
« Vague à l’âme »


Cette série de « drapés polychromes » fit l’objet d’un bel ouvrage paru aux Éditions Spirali Vel en Italie sous le titre « les sillons de la créations ».

SES PASTELS

Il lui fallait bien qu'un jour elle revienne à ces premières amours : le pastel.
Ce matériau lui avait permis d’exceller lorsqu’elle n’était encore qu’une très jeune portraitiste au talent prometteur et avait donné lieu à une amitié inattendue.
Un jour d’été, alors que les cigales chantaient, elle avait croisé par le plus grand des hasards une dame âgée qu’elle ne connaissait pas et qui s’intéressa à ce travail d’artiste en herbe alors qu’elle n’avait qu’une dizaine d’années.
Toute de noir vêtue à l’abri d’un parapluie noir sous un soleil de plomb au mois d’aout et sur ce chemin caillouteux et désert, une vieille personne au visage ridé s’était arrêtée pour converser avec l'enfant solitaire.
L’une et l’autre avaient les mêmes passions : le pastel et la solitude.
La vieille dame s’appelait Marie de Saint-Exupéry. L’enfant, à un âge où l’on joue, prit donc l’habitude de rendre visite à cette autre artiste, dont les pastels délicats la charmaient, dans ce petit mas provençal,
sur lequel grimpait une splendide glycine. Il était niché dans une luxuriante végétation sur le chemin de St Jean à Cabris.

Après des années ou elle s'était éloignée du pastel, trop occupée à explorer l’infiniment grand comme l’infiniment petit, l’artiste retrouva donc ses premières amours, en matériau. Mais avec une nouvelle vision, qui allait au-delà de la vision normale, vers un invisible.
Elle se souvenait de ses discussions avec Marie de Saint-Exupéry, dont elle admirait tant les pastels parce qu’ils étaient
abstraits !
« C’est parce que je n’y vois presque plus ! » expliquait la mère d’Antoine de Saint-Exupéry...

Combien de fois, la jeune artiste en herbe, rêva de « n’y voir presque plus ! » pour atteindre le dépouillement de ses rêves ? Un invisible qu’elle sentait bien réel autour d’elle et que les hommes de science n’avait pas encore bien découvert à cette époque.
Les épreuves qui, avaient jalonné la vie de l’artiste, avaient eu le mérite d’enrichir sa vision.
Après le décès de son conjoint, cette nouvelle série de pastels retrouvèrent des couleurs plus lumineuses et donnèrent naissance à de nombreuses œuvres où la vie reprenait le dessus… Parfois même, un papillon traversait le gestuel de l’artiste.
Car, l’artiste conserva toujours de ses premières années à la campagne, une infinie tendresse pour la nature.
Abeilles, Papillons … étaient plus ses amis que l’espèce humaine qu’elle redouta tout au long de sa vie !
A nouveau la lumière revint au cœur de son œuvre.

Les titres de ces œuvres, après 1990, en attestent :
« L’or des sables »
« Les algues du Ciel »
« Espérance »
« Les pages de lumières »
« Branches et lumières »
« Reflets sur la mer »
« Le vol du phalènes d’or »
« Le bal des papillons »
« La Cascade »
« Reflets sur l’étang »
« Immensité paisible »
« Papillons dans les roseaux d’or »
« Le royaume des coquelicots »
« Brulures de l’été »
« Champs de boutons d’or au printemps »
« Espace sonore »
« Nuage galactique »
« Les orchidées sauvages »


SES TECHNIQUES MIXTES

A force de se passionner pour des techniques toujours différentes (ou nouvelles puisque l’artiste inventait avec bonheur certaines d’entre elles !) Nicole d’Agaggio finit par les mélanger.
Une fois encore, cela donna des œuvres inattendues, notamment sur papier de soie du japon.

Il est vrai que ses expositions au pays du soleil levant avaient attisé sa curiosité et son imagination. » On n’est pas un «Trésor vivant» si on n’a pas une volonté d’aller au-delà de ce que les autres ont déjà fait !, pensait l’artiste non sans un certain amusement !
Ces nouvelles œuvres insolites qui mariaient à la fois, la soie du papier, le pastel, les papillons, les encres de chine, et des couleurs qui apportaient équilibre et dynamisme, donnèrent naissance à d’autres créations tout autant poétiques.

Tout autant également avec une vision au-delà du réel où la lumière se glissait à nouveau, malgré encore à de longs mois de solitude suite à un accident de voiture (pour éviter la mort d’un chien) la tint à l’écart du monde une fois de plus.
Dans une ancienne cellule de religieuse au sein d’un couvent, reconverti en hôpital dans la cité de Montauban, aux murs de briques roses, ville natale du peintre Jean-Dominique INGRES, elle y trouva une nouvelle paix intérieure après les orages de sa vie, un lieu de méditation pour de nouvelles œuvres.

ILLUSTRATIONS D'OUVRAGES LITTÉRAIRES, AFFICHES

A la demande de différentes personnalités du monde scientifique, littéraire, parfois diplomatique, le peintre d’Agaggio s’attaqua à de petits formats pour illustrer des ouvrages littéraires dont certains furent traduits dans toutes les langues.

Elle illustra, notamment :
La Couverture de l’ouvrage du Palais de la Découverte à Paris. ( France)
La Couverture de la Revue des Architectes de France.( France)
La Couverture et les illustrations intérieures de l’ouvrage préfacé par le Prix Nobel Français, Pierre-Gilles de Gennes : «Vision Moléculaire du monde» Classe de Terminale (Edition Hachette – France)
L’Anthologie de Poésie de l’AESAL,
Le livre «Sida», des Professeurs Raymond Daudel et Luc Montagnier, Best seller des édition Flammarion. ( (France)
La couverture de l’Anthologie de poésie du Professeur Laurent Fels, (Ed du Grand Duché du Luxembourg)
La couverture de l’ouvrage de Federico Mayor « Demain est toujours trop tard »( Ed Espgnole)
La couverture de l’ouvrage « L’homme d’aujourd’hui et l’homme de demain » (Ed Bulgare)
.…

POUR CONCLURE CE BREF TOUR D HORIZON
concernant l’oeuvre d’une artiste de notre temps,
on pourrait dire que, malgré sa grande solitude, l’un des compagnons les plus fidèles de cette artiste, fut certainement «la Poésie».
Sous toutes ses formes, la poésie qui était en elle lui donna la force de s’exprimer avec ses pinceaux, lui permettant ainsi de surmonter les drames et les épreuves de sa vie.

Elle reprit inconsciemment à son compte ce que disait Léonard de Vinci :
«La peinture est une poésie qui se voit».

Il était de ce fait normal qu’un jour cette artiste autodidacte, qui, inlassablement, explora tant d’univers différents tout en se servant de techniques les plus variées, ait été tentée également de décrire des images poétiques avec des mots.
Puisque, déjà, elle savait si bien évoquer la poésie avec ses couleurs et ses pinceaux.

Cette artiste, n’a compté toute sa vie que sur sa propre richesse intérieure, loin du monde et du bruit.
Comme l’écrivait J. A França : « Durant ces dernières décennies le monde a changé et avec lui le sens de toute enquête esthétique… Un autre savoir se profile… »
Nicole d’Agaggio reste encore à ce jour à l’écoute de son temps.

                                                                                                                Professeur Raymond DAUDEL
                                                                                                                    de l’Institut de France


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